Ligue reconnue d'utilité publique. Fondé par Mademoiselle Sophie Niess en 1913
A l'occasion de la prochaine révision au National de la loi sur la protection des animaux, il me paraît nécessaire de remettre quelques pendules à l’heure.

On reproche fréquemment aux défenseurs des animaux de ne rien faire pour les humains, notamment pour les enfants. Or, force est de constater qu'on rencontre souvent les mêmes personnes dans les différentes organisations, qui font don de leur personne avec autant de tendresse pour les uns que pour les autres. Ces personnes ne sont pas, loin s'en faut, des folles hystériques, comme sont fréquemment dépeints les activistes des droits des animaux, mais des citoyen(ne)s responsables qui ont compris qu'on a un cœur ou qu'on n’en a pas, et qu'il n'est pas divisible.

 
Il est de bon ton de ridiculiser, ces «amis des bêtes qui misent à fond sur l'émotion pour imposer leurs extravagantes exigences». Eh bien oui, effectivement, les souffrances terribles, presque inimaginables, que subissent les animaux – de rente en particulier – doivent impérativement cesser. Mais le respect de l'animal est aussi un combat éthique: s'élever contre l'exploitation et l'oppression d'êtres vivants n'a rien à voir avec un quelconque anthropomorphisme; il s'agit simplement de savoir quel prix nous sommes prêts à faire payer autrui pour le maintien du système en place. Car, contrairement à ce que l'on voudrait nous faire croire, la destinée manifeste n'existe pas: rien ne nous prédestine à être les bourreaux indifférents de millions d'animaux, trop lourds à nos consciences.

D'ailleurs, on peut se poser la question de ce qui dérange tant, dans ce combat pour le droit de l'animal; peut-être le souvenir de notre propre vulnérabilité, que certains voudraient oublier? Oui, peut-être n'est-il pas très agréable de se dire que, soi-même, sa liberté, son identité, son bien-être, ne tiennent finalement qu'à peu de choses, à des acquis qu'au long de luttes souvent ingrates d'autres défenseurs ont menées, vilipendés et moqués eux aussi comme le sont aujourd'hui les avant-gardistes du respect de l'être vivant. Edmond Kaiser – auquel on ne saurait reprocher son indifférence à l'égard de la souffrance humaine – disait: «Moi je suis de la seule identité que je conçoive: l'identité essentielle des êtres»; au nom de quoi, il prit fermement part au combat pour la reconnaissance des droits de l'animal. Je ne pense pas qu'il soit nécessaire de citer Gandhi, ou d'autres esprits modernes qui n'acceptent pas le sort fait aux animaux au nom de la prétendue supériorité de la race humaine. Nous avons créé des espèces animales pour en faire les instruments d’une agriculture que l'on voudrait toujours plus performante; aujourd'hui dans les petites exploitations comme dans les grandes nous sommes en charge d'une somme inouïe de souffrances et d'injustices que l'on s'emploie à cacher.

Car la LPA concerne aussi les animaux dits de rente, ceux-là qui, pour la grande majorité d'entre eux, souffrent dans l'indifférence de conditions de détention effroyables et indignes. Et puisque d'aucuns semblent opposer le respect dû à l'enfant au respect dû à l'animal, je voudrais, moi, rappeler le droit le plus élémentaire des enfants: le droit à la vérité. Or ces fermes d'animaux heureux qu'on leur donne à rêver se révèlent un premier mensonge: la plupart des porcheries, étables et hangars à poules sont de sinistres mouroirs où l'on condamne des animaux emmurés vivants à engraisser, fournir; à littéralement crever, au nom d'une rentabilité maximum. La réalité c'est celle-là, que tant de gens refusent de voir alors qu'il suffit pour savoir d'ouvrir les yeux sur la face cachée de nos idylliques campagnes.
 
Anne Perzoff, Genève

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