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J’ai le bonheur d’aimer trois petites minettes
Que j’ai pu élever dès l’age de deux mois.
Chacune, à sa façon, possède un beau minois
Et, du matin au soir, me font des galipettes.
La première MITSOU est très intelligente
Câline à souhait, et pleine de tendresse,
Tricolore de poils, un regard de noblesse,
Rouspéteuse souvent : façon d’être vivante.
La deuxième PEPSIE petite orpheline,
Sur la route je l’ai recueillie si tremblante,
Sa famille écrasée, Elle toute criante !
Mitsou l’a adoptée et s’est faite câline.
J’ai gardé pour la fin la petite merveille,
La blanche chinchilla qui a nom SIDONIE,
Son regard est si pur et plein de poésie,
Le poil long et soyeux jusqu’au bout des oreilles.
Le matin, au réveil, c’est une sarabande
Pour petit-déjeuner, avec un air mignon
Je les soigne, il est vrai, aux tout petits oignons
Et je remplis leur plat de beaux morceaux de viande.
Ensuite, rassasiées, chacune à sa toilette
Consacre un certain temps. Combien ? Je ne sais pas,
Mais il en est ainsi après chaque repas,
Puis s’allongent aussitôt pour une longue sieste.
Après un tel repos c’est l’heure de jouer,
Des boules de papier complètent leur bonheur
Et chacune s’active, met toute son ardeur,
Puis arrive bientôt le moment de souper.
Des trois je ne sais pas qui est la plus curieuse
Prudence de rigueur, mais chaque objet nouveau
Est passé en revue. Derrière les rideaux,
Tapies comme des Sioux bondissent radieuses.
Si l’une se décide à venir ronronner
Ici je le précise, c’est Elle qui décide,
Puis prend sa position de pacha qui préside
Les deux autres à l’écart, faut pas s’en étonner.
La nuit on peut les voir enlacées et sereines,
Aucun autre besoin, les rêves les plus fous
Traversent leur esprit les plus jolis joujoux,
Leur font mener, chez moi, une vraie vie de reine.
Luigi
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