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Toi, beau chat de Muriel, tu étais un lion !
Défense de toucher à ton territoire,
Aucun chat n’approchait c’était ça ta victoire,
Des félidés du coin tu étais le champion.

Le logis est empli d’un étrange silence,
Le rideau est tombé tu ne miauleras pas,
Plus jamais nous n’aurons ton regard, ta présence,
Car tu n’as pas vaincu cet ultime combat.
Tu éclairais ma vie, toi boule de tendresse,
Toi qui nous as aimés même dans ton trépas,
Offrant à chaque instant tes miaous, tes caresses,
Partageant avec nous nos opulents repas.
Tu ronronnais toujours après tes cabrioles,
Nous donnant un amour que l’on dit absolu,
Dans tes grands yeux dorés se noyaient nos paroles,
On eût imaginé que tu les avais lues.
Dès le petit matin, de ta grâce féline,
Tu sortais de la nuit dans ta robe de star
D’un gris au poil soyeux ressemblant à l’hermine,
Tu la portais encore le jour de ton départ !
Aujourd’hui tu n’es plus, notre peine est si grande
Que jamais ne viendra un minou sous ce toit,
Nous clamerons tout haut à qui nous le demande :
Que le chat de notre vie, beau Jimmy, c’était Toi …
Luigi
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