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Lapins et poules font parler d’eux chaque année à l'approche des fêtes de Pâques : les pondeuses s’acharnent à produire des oeufs que les gentils lapins cacheront ensuite pour le plus grand plaisir des enfants, petits et grands. Une fois la fête terminée, on rencontre surtout les lapins au département boucherie, sur les annonces des grandss surfaces, telles ces «actions de lapins frais de France» où dans l’étalage, une rangé de corps nus sont exposés. Pour que ces cadavres soient disponibles à bon marché pour leurs consommateurs, ils doivent être produits en masse, c'est-à-dire de façon industrielle. Si nous avons tous vu ces clapiers de lapins les uns plus misérables que les autres et tous en violation flagrante avec la loi suisse qui stipule clairement que la détention des animaux doit être conforme aux besoins de leur espèce, bien peu de consommateurs se représentent la détention des lapins dans des usines industrielles qui fabriquent les «lapins frais».
A l'instar des pondeuses dans les batteries, ces lapins végètent dans des cages grillagées, les poules enfermées à plusieurs, les lapins cloisonnés individuellement ; tous dans un espace si restreint qu'ils peuvent à peine se tourner sur eux-mêmes avant l'abattage. Ce qui reste d'eux, leur chair, est un summum de souffrance et si elle n'est pas indigeste à l'estomac elle devrait l'être au coeur. Que les personnes qui se laisseraient séduire par ces actions sachent que cette «viande» a été produite dans des conditions terribles et que le prix est payé par les animaux victimes de leurs petites économies.
PS: Très prisée l'hiver passé en ornement de jaquettes ou en garniture d'anoraks, toujours disponible dans les magasins d'animaux sous forme de «souris en fourrure» pour amuser les chats et chiens privilégiés, la fourrure de lapins provient elle aussi de ces effroyables usines à animaux. Ces dépouilles sont produites en quantité industrielle par la Chine, dont plus personne ne peut prétendre ignorer comment elle détient et met à mort les animaux.
S.W.
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