Assemblée générale
La Ligue vaudoise pour la défense des animaux et contre la vivisection Lausanne vous invite à participer à son Assemblée générale annuelle qui aura lieu le mardi 27 mai 2008, à 19h30 au restaurant du Rond-Point de Beaulieu à Lausanne
ORDRE DU JOUR
1. Souhaits de bienvenue
2. Lecture du procès-verbal de l’assemblée générale 2007
3. Acceptation du PV
4. Rapport de l’activité de la Ligue avec diapositives
5. Rapport de la trésorière
6. Rapport du vérificateur des comptes
7. Acceptation des rapports
8. Budget 2008
9. Propositions individuelles *
* Toutes propositions individuelles doivent être communiquées par écrit au comité, au plus tard six jours avant la date de l’assemblée
Le goût du sang
Supprimer la corrida? Mais alors, dit le Sentencieux de service, rendez-vous compte, il n’y aura plus des taureaux de combat? Plus de combat, plus de taureaux. Disparition du taureau, noble et bel animal. C’est cela que vous désirez? Bon, je réponds. Vous venez de le dire, vous n’élevez les taureaux que pour le combat. C’est-à-dire pour les assassiner. «Combat», mon œil! Assassinat à grand spectacle, oui, et avec tortures préliminaires. Assassinat crapuleux pour l’amusement des sadiques du dimanche. Eh bien, oui, je préfère que les taureaux n’existent plus, plutôt que les savoir n’existant que pour cela: pour mourir ignominieusement, en pleine beauté, dans le magnifique épanouissement de leurs jeunes muscles, pour procurer à un ramassis de gros imbéciles des frémissements sans danger, pour fournir de la prose héroïque à de miteux journalistes «sportifs» chauffant l’«aficionado» à pleines pelletées de ce vocabulaire technique. Je ne suis pas rongé par l’angoisse de la disparition des espèces. Bien sûr, je le déplore. Je préférerais qu’homme et taureaux puissent vivre gentiment leur vie sur cette verte planète où il y a de la place pour tout le monde. Mais il paraît que c’est impossible. L’homme ne tolère l’animal que s’il lui sert, de nourriture, d’esclave ou de joujou. De joujou sanglant, ici. Ce qui me ravage et me rend la vie invivable, c’est la souffrance, la souffrance de tout être capable de la ressentir. Qu’on inflige la souffrance, l’angoisse et la mort pour passer le temps, pour s’exciter le goût du sang. L’homme aime tuer. Tuer pour tuer. L’homme aime le massacre. Allons allons, dit le Sentencieux, le taureau est par nature un animal combatif, il aime se battre, il est né pour ça. On ne fait que lui fournir l’occasion de donner libre cours à ses instincts, et de le faire glorieusement. Oui, les taureaux se battent entre eux, mâle contre mâle, à coups de corne, à la saison du rut. Les cerfs aussi, les chevaux aussi, les scarabées aussi. Jamais à mort. Le vaincu s’incline et se soumet. Quant à la gloire de l’arène… Cavanna «Coups de sang»
Lettre de soutien
Nous remercions la Fondation Franz Weber pour son inlassable engagement pour la protection des animaux. Nous nous associons au procès public devant la Cour internationale de justice des droits de l’animal contre les corridas en Europe. Les corridas sont une maltraitance des animaux indigne de toute nation qui se veut civilisée. Merci de remettre cette lettre au bureau de la ligue, rue Marterey 1, 1005 Lausanne.
Extrait de la lettre de la responsable de SOS Saint-Bernard Dogs-International
«Sur les traces du chien de boucherie préféré des Chinois»
«Arrivée dans la petite ville à la campagne, entre les palmiers, nous (les jeunes militants de la protection des animaux et moi-même) apercevons des grosses cages métalliques. Les chiens sont cloîtrés dans ces cages en barres de fer, même le sol est en barres de fer et ne permet pas aux chiens de se coucher ou tenir debout d’une façon confortable. Les cages d’où ils ne sortent presque jamais sont beaucoup trop petites pour ces grands chiens. Le propriétaire de l’élevage dit avoir 70 chiens, 60 femelles et 10 mâles, mais nous en voyons seulement environ une vingtaine, tous dans des cages. Toute la tristesse et la misère se lisent dans les yeux de ces chiens. Je prétends vivre à Hongkong et désirer acheter un chien de mon pays natal, l’éleveur nous présente trois chiots de 4 mois, un plus adorable que l’autre. Je regarde les trois et me rends compte que je ne peux choisir; prendre un et laisser les deux autres? Le propriétaire me voit hésiter et m’invite dans la maison, où je vois un tout petit chiot d’à peine 6 semaines, une femelle. Quand je la touche, je me rends compte que sous son poil touffu se cache un petit corps tout maigre; elle est nourrie au biberon parce que sa mère avait eu une grande portée et ne pouvait nourrir tous les petits. Ma décision est prise: C’est ce chiot-là. Pendant que le monsieur cherche un carton pour le transport, je prends vite des photos du lieu avec l’excuse de vouloir garder un souvenir de son lieu de naissance. Il lui fallait trouver un nom. Je demande quel est le mot «Solidarité» en chinois. C’est «Twan-Chieh». Je souhaite qu’elle s’appelle ainsi en signe de solidarité avec les millions de chien et chats tués pour leur fourrure et viande chaque année. Pour tous les jours, j’ai raccourci son nom; Twany.» Suit la description des difficultés pour obtenir les papiers pour le voyage vers la Suisse. Où elle arriva finalement après un vol de dix-huit heures. «C’est le début de huit ans de bonheur et de partage. Twany s’intéressait à tout et à tout le monde. Elle tenait à saluer tous les gens bien avant de s’intéresser à ses congénères. Consciente de sa taille, elle se couchait et se rendait toute plate quand elle rencontrait un petit chien afin de ne pas l’effrayer. Elle voulait tout partager et tout comprendre, elle était très alerte et attentive à tout ce qui se passait autour d’elle malgré son air flegmatique. Elle nous a quittés en dormant, en silence, sans faire le moindre bruit, le jour où la flamme olympique a quitté l’Olympe pour prendre la route vers Pékin, la capitale de ce pays où il n’y a toujours pas de loi pour la protection des animaux; où chaque année plus de trente millions de chiens et de chats vivent et meurent dans la douleur et d’atroces souffrances – bien en dessous d’une «éthique fondamentale»* Eleonora Moser * Voir charte olympique, principes fondamentaux, paragraphe 2 Twany a accompagné son amie à plusieurs manifestations, entre autres elle a été présente à notre stand d’information concernant les marchés d’animaux en Chine. En regardant cette chienne si majestueuse, si gentille et en s’imaginant en même temps qu’elle a été destinée à la boucherie, tristesse et colère noire nous ont noué la gorge. Twany nous à aidés à collecter d’innombrables signatures, a été une digne «porte-parole» pour tous ses semblables, grands ou petits, de race ou pas. Elle a eu une vie merveilleuse, une vie à laquelle tout chien a droit.
SW
Communiqué de la Fondation Franz Weber
Procès public devant la Cour international de justice des droits de l’animal. Contre la corrida en Europe. Le débat autour des combats de taureaux s’est durci. Si le mouvement anti-corrida enregistre une croissance irrésistible, le lobby de la tauromachie, préoccupé par l’intérêt faiblissant pour la corrida, se met en scène de façon le plus en plus agressive. Face à cette évolution, et sollicitée par des organisations anti-corrida et d’autres sociétés de protection animale, la Cour internationale de justice des droits de l’animal se réunira le 23 juin à Genève. Une fois de plus, grâce aux efforts de Franz Weber, une ignoble maltraitance d’animaux est dénoncée publiquement. La ligue se fait un honneur et un devoir de s’associer à la plainte.
Adoptions
Charlotte, Zoé et Zorro
Charlotte, chatte errant dans la ville, nous a été apportée avec ses enfants. Nous les avons placé chez une famille d’accueil. Charlotte est une chatte très belle, affectueuse mais aime garder ses distances. Son fils Zorro est devenu un très beau matou aux fières allures, pourtant tendre et enjoué, en pleine forme pour croquer la vie à pleines dents; la gracieuse petite Zoé par contre est restée craintive et méfiante. Charlotte est encore très attachée à ses enfants. Nous cherchons pour elle une place où elle et ses enfants puissent trouver affection, une douce corbeille au chaud, des bons repas, des soins médicaux si nécessaire, mais où la liberté d’aller et venir à leur guise leur est accordée. «Don’t fence me in» est leur devise!
Nana, et son frère Manou
Tous les deux vêtus d’une fourrure soyeuse le plus noir possible, Nana avec des grands yeux en or, ceux de Manou scintillant de vert, ces deux inséparables mini panthères de 11 mois demandent beaucoup de tendres attentions; il leur faut des caresses encore et encore- et qu’ils rendent bien! Nous demandons pour eux une corbeille douillette pour s’y reposer après des jeux et promenades au soleil, et cela va de soi, des copieux repas et des soins médicaux si nécessaire.
Micha
La si belle, si douce et tendre, si adorable petite sœur craint de se retrouver séparée des ses «tout-noirs». Il doit être possible qu’elle puisse se joindre à eux, jouissant du bonheur d’une place à vie en compagnie de sa sœur et son frère. Nous l’espérons de tout cœur! Columbia Elle a toutes les qualités, cette jolie chatoune d’environ 3 années: très douce et pacifique come une… colombe! Trouvée dans le Nord vaudois, où elle partageait sa vie avec un groupe de sauvageons, elle avait manifestement connu antérieurement une vie au sein d’une famille, car elle est très affectueuse et toujours avide de câlins. Sa liberté lui est cependant très chère et elle ne saurait renoncer à ses petites flâneries quotidiennes.
Titi
Titi, 8 ans, sait captiver ses interlocuteurs par ses abondants discours. Avec mélancolie, il raconte sa vie mouvementée, au cours de laquelle il a connu le chagrin de la séparation, après le divorce de ses compagnons humains, puis la détresse d’une existence négligée et marginalisée chez la famille qui l’avait alors «accueilli». Il a un grand besoin d’affection humaine mais supporte souvent mal la présence de ses congénères, ce qu’il ne leur cache d’ailleurs guère. Aimant la vie au grand air, il se réjouit de trouver une famille qui pourra lui offrir enfin le bonheur.
Apollo
Les magnifiques reflets roux que la lumière du soleil dessine sur son pelage noir, ainsi que sa façon désarmante de regarder en louchant quelque peu, font de lui le séducteur accompli. Ce grand cajoleur, amené chez nous à l’âge de 6 ans, a un tel besoin d’affection et d’amour qu’il lui arrive de mordiller la main s’apprêtant à clore une session de câlins. Il sera l’inséparable et fidèle compagnon de qui saura comprendre et accepter les manifestations de désarroi de celui qui s’est retrouvé soudainement abandonné. Lui aussi apprécie les sorties au grand air, mais ne demande pas un territoire très vaste.
CHAT-LEUREUSEMENT MERCI!
A Marc, Else, Laura, Pauline, Neil et Michael, élèves de l’International School of Lausanne, de leur engagement pour nous, tous les minons du Refuge, dans le cadre d’un projet de travail pratique. Ils ont non seulement vidé nos bacs à litière et maintenu nos corbeilles bien proprettes, mais se sont surtout appliqués pour assurer notre bonheur en nous brossant et nous caressant tendrement et en inventant mille nouveaux jeux à nous couper le souffle! Il n’y a qu’à regarder notre tunnel magique, l’original, l’unique, l’inédit, dont Jerry et Mercure ont tout de suite pris possession.
«Tellington TTouch» à la Maison des Chats
Le cours de Tellington Touch organisé par Mme Lisa Leicht, praticienne, le 30 mars passé à la Maison des Chats, a remporté un tel succès qu’il sera répété à une date à fixer ultérieurement. Les douze participantes ont pu s’initier à cette méthode, développée par Linda Tellington Jones, thérapeute animalière de renommée mondiale, adaptée au traitement d’animaux au comportement difficile. Elles ont pu se familiariser avec les caresses, douces et rythmées, grâce auxquelles les animaux, surtout s’ils sont anxieux ou dans des situations de stress, peuvent se détendre, se calmer et mieux se concentrer sur la perception de leur environnement. Nous, les «modèles» félins, n’avons pas moins joui de cette journée si particulière. En tous cas, les participantes n’ont pas eu à se plaindre de manque de volontaires…
LES TIQUES SONT-ELLES DANGEREUSES POUR LES CHATS?
Déjà elles ont pris position dans les buissons ou les herbes où elles attendent patiemment le passage d’une victime… Une fois trouvé l’hôte de leur choix, elles s’y accrochent sans même qu’il ne s’en rende compte, car au moment de s’incruster dans sa peau, elle sécrètent une substance anesthésiante. Elles produisent également une espèce de ciment qui leur permettra de rester bien ancrées pendant plusieurs jours. Elles sont difficiles à détecter, surtout sur les chats à pelage sombre ou à longs poils, et souvent leur présence n’est décelée qu’au moment où elles se sont déjà gorgées de sang. Les femelles ont un postérieur extensible leur permettant de centupler leur volume! Pour extraire une tique, on la saisira, de préférence avec une pince à tiques, à sa base, en la tournant légèrement à gauche et à droite avant de la tirer lentement. On désinfectera l’emplacement de la piqûre après l’extraction du parasite, afin d’éviter que celui-ci vomisse le contenu de son intestin dans la plaie! Si les piqûres de tiques peuvent provoquer chez l’être humain de graves maladies comme l’encéphalite ou la borréliose, les chats n’en sont frappés que dans des cas extrêmement rares. Cependant les importantes concentrations de ces parasites sur un seul individu peuvent occasionner, surtout chez les chatons, de graves pertes de sang pouvant provoquer jusqu’à une anémie. Il est donc important de protéger les chats contre les tiques, par exemple par l’application, sur la peau, de produits spot-on ou pipettes, la plupart également efficaces contre les puces.
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