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Journal de la Ligue - Edition Novembre 2008 |
Nous aimons accentuer les différencesCe qui simplifie en apparence nos rapports avec le monde. Bien et mauvais. Beau et laid. Utile et nuisible. Mais cette façon de penser nous empêche de comprendre les liens complexes qui unissent tous les êtres vivants. Nous ne voyons que des facettes de la réalité. C’est pourquoi je n’admets pas la distinction faite entre droits de l’homme et droits de l’animal. Chaque être vivant a droit à la vie, à la liberté et au bonheur. Christa Blanke
Dans les pages qui suivent, nous ne parviendrons pas à masquer la vérité en utilisant des mots – et photos – convenus qui trahiraient la vérité de telles violences. A force de ne pas dire l’horreur, on en devient complice.
Edmond Kaiser
«Chaque enfant qui meurt de faim dans le monde actuel est un enfant assassiné»s’exclame le prof. Jean Ziegler, rapporteur spécial de la Commission des droits de l’homme. En effet, comment notre société peut-elle accepter que des enfants meurent de faim tandis que des millions d’animaux de boucherie sont engraissés avec des quantités énormes de céréales: 7 à 16 kg de blé, maïs ou de soja pour produire 1 kg de viande de bœuf. En vue d’aider les populations nécessiteuses et de sauver l’environnement, le gaspillage de céréales pour la production de viande doit impérativement cesser. Des instances nationales et internationales ont initié de multiples projets et campagnes pour combattre la faim, avec peu de résultats. La misère engendrée par la faim demande urgemment la mise en place de nouvelles stratégies, parmi lesquelles doit figurer le végétarisme. Veuillez donc signer la pétition ci-dessous et l’envoyer au secrétariat. Nous les faisons suivre aux destinataires. SW Merci pour votre précieuse collaboration.
Food vs Feed Pétition adressée à:
Monsieur le Secrétaire général des Nations unies Ban-Ki-moon. Copie à: FAO- Dr Jaques Diouf, Directeur général et WHO- Dr Margaret Chan. Malnutrition et famine vont croissant dans le monde. Près de 6 millions d’enfants meurent de faim chaque année. Il est inacceptable dans pareille situation que d’énormes quantités de céréales soient utilisées pour nourrir des animaux de boucherie sur notre planète, plus de 2/3 des terres agricoles sont ainsi consacrées directement à l’élevage ou utilisées pour la production de céréales, 7-16 kg de blé ou de soja sont nécessaires pour produire 1 kg de viande de bœuf. Nous demandons aux organes des Nations unies d’étudier le végétarisme comme alternative, afin de l’inclure dans des futures stratégies pour combattre la faim dans le monde.
Manger végétarien, pourquoi?Par amour des animaux Je crois que l’évolution spirituelle implique d’arrêter de tuer les êtres vivants que sont les animaux simplement pour satisfaire nos désirs physiques. Mahatma Gandhi Chaque année, des centaines de millions d’animaux naissent et vivent dans des conditions misérables et sont abattus de manière plus ou moins cruelle. Nous avons décrit et montré dans nos éditions antérieures la triste existence des cochons, des veaux, des poules, des lapins, sans oublier les poissons et les crustacés. La plupart des animaux dits de boucherie n’aperçoivent le soleil que sur le chemin vers l’abattoir: le calvaire des animaux charriés à travers pays et continents, les méthodes barbares d’abattage sont dénoncés par le grand nombre d’associations de protection des animaux. Les animaux endurent tant de souffrance parce que 90% des hommes et des femmes dévorent de la viande. Pour notre santé Nous vivons de la mort des autres, nous sommes des tombes marchantes. Leonardo da Vinci Manger de la viande et du poisson est un facteur de risque, souvent responsable de nombreuses maladies: obésité, diabète, infarctus, artériosclérose, maladies rhumatismales, ostéoporose, cancer. D’éminents scientifiques reconnaissent qu’une alimentation végétarienne équilibrée couvre tous les besoins en substances nutritives essentielles et assure un bon fonctionnement du corps. Ceci est valable à tous les âges de la vie. Parce que la production de viande est aussi responsable de la faim dans le monde Le bétail des riches mange le pain des pauvres. 40% de la récolte mondiale de blé et de soja sont utilisés pour l’engraissement des animaux de boucherie. Pour produire un kilo de viande de bœuf, il faut neuf kilos de céréales ou soya. En réduisant la consommation de viande de 10% seulement, les pays industrialisés permettraient à des millions d’hommes de manger à leur faim. L’élevage et l’engraissement intensifs des animaux de boucherie ruinent les petits agriculteurs indigènes et sont néfastes pour les marchés locaux. Il en résulte un exode rural vers les villes et la misère tant physique que morale des habitants de ces bidonvilles est dramatique. Par respect de la terre Le respect que nous souhaitons obtenir de l’homme envers ses semblables n’est qu’un cas particulier du respect qu’il faudrait ressentir pour toutes les formes de vie. Claude Levi-Strauss La production intensive de viande est en grande partie responsable de la destruction de l’environnement et de la dégradation de l’atmosphère. Environ 33% des terres arables sont utilisés pour la production de viande: culture de céréales et pâturages des herbivores, on sait que les bovins se comptent par millions! La demande toujours croissante de l’agro-industrie de surfaces exploitables est cause de la destruction des forêts vierges avec l’effet désastreux, pourtant connu sur tout l’écosystème. La production de viande – et de lait – est responsable de l’érosion des sols et représente un gaspillage démesuré de l’eau. D’énormes quantités de fertilisants et de pesticides sont répandues sur les immenses champs de monocultures alors que les usines d’animaux rejettent des masses de purin. Il en résulte une contamination des rivières et des lacs, voire de la nappe phréatique. La production de la viande est responsable de 9% des émissions de dioxyde de carbone et de 37% des émissions de méthane, de 65% de la production de nitrates, de 68% des émanations d’ammoniaque et de 18% du réchauffement atmosphérique. S’abstenir de manger de la viande, des produits laitiers, des œufs, ou en diminuer la consommation, signifie une contribution au réveil d’un monde meilleur à tous les niveaux. Une contribution que chacun peut apporter dans l’immédiat et avec peu d’effort.
SW
Foie gras, «délicatesse» recherchée par des gourmands sans conscience«Elever des oies uniquement dans le but qu’elles aient un gros foie ou encaserner des poules au point d’en faire des caricatures d’animaux, abaisse le vivant au niveau d’une marchandise, ce qui est en contradiction avec ce que la bible dit de la cohabitation entre l’homme et l’animal.» Pape Benoît XVI Parmi les cruautés envers les animaux que l’homme se croit autorisé à commettre, le gavage des volailles est à classer parmi les pires. Tous les médias ont montré les images des animaux maltraités; des oies, un tuyau enfoncé brutalement dans leur gorge, des canards serrés dans de toutes petites cages ou boxes en plastique, livrés aux mains grossières des gaveurs. Les amateurs de foie gras consomment donc cette «délicatesse» maudite en toute connaissance de cause, nul ne peut plus prétendre ignorer ces méthodes de production. Il n’y a pas de gavage sans angoisse et douleur pour les animaux (Larousse Gavage: «faire manger beaucoup et par force»). Manger du foie gras est synonyme d’indifférence envers les souffrances d’un animal torturé. Torturé à mort. L’argument souvent avancé que les oiseaux se gavent eux-mêmes avant la migration est irrecevable; afin de disposer de suffisamment d’énergie pour accomplir l’effort migratoire, ils «remplissent leurs réservoirs» en mangeant plus qu’à leur habitude et consomment ces réserves pendant le vol vers les pays de migration; la réserve constituée correspond donc à un besoin réel et temporaire, ce qui n’est évidemment pas le cas lors d’un processus de gavage. Le foie gras est l’organe malade d’un animal torturé, son goût est celui de la souffrance; le résultat d’une violence inacceptable envers les animaux. SW «Savez-vous ce que c’est que le gavage des oies? Bien sûr, vous le savez. Y pensez-vous quand vous mangez du foie gras? Oh non, quelle horreur! Pourquoi se gâcher le plaisir avec de pareilles abominations? Donc, vous savez. Et ça ne vous gêne pas. Ou, si ça risque de vous gêner, vous pensez vite à autre chose. Vous avez bien de la chance, en vérité. Bien de la chance d’être un salaud.»
Cavanna – Coups de sang
Elimination problématique des déchetsElle a environ 18 mois. Elle est épuisée, elle ne pond plus régulièrement tous les jour son œuf. Donc, elle n’est plus rentable, n’a plus le droit de vivre – si on peut encore parler de vivre quand on sait les conditions dans lesquelles les poules passent leur existence! Elle est née dans un incubateur. De suite, elle a été placée dans une immense halle, avec des centaines, voire milliers d’autres poussins éclos le même jour. Elle n’a jamais pu se blottir sous les ailes protectrices de sa mère, n’a jamais été rassurée par les petits gloussements maternels. Elle est seule, perdue dans une mer de petits pompons jaunes tout aussi seuls. Devenue adulte, elle a été transférée dans une autre halle, son futur camp de travail, où elle pondra un œuf tous les jours. Avec un peu de chance, elle a peut-être bénéficié d’un poulailler couvert avec la possibilité de sortir. Ainsi, elle a pu au moins voir le soleil et gratter ci et là dans une litière. Mais si cette chance lui a manqué, elle a dû passer toute son existence enfermée dans une halle sous une lumière artificielle. Un jour, le glas a sonné. Elle est à bout de forces, elle est devenue inutile, elle doit faire place à la prochaine cargaison de jeunes poulettes. Elle sera mise à mort. Chaque année, 1,7 million de poules pondeuses sont tuées en Suisse. Comme la préparation de poule au pot ou de coq au vin n’attire plus guère les consommateurs, une partie de ces volatiles est transformée en aliments pour animaux domestiques, une partie devient de la farine animale pour l’industrie du ciment qui l’utilisera comme combustible! Dans le cadre d’un projet pilote, les animaux sont utilisés comme matière première dans la production de biogaz, et on parle aussi d’une unité d’abattage mobile. Les animaux seront alors étourdis dans des réservoirs contenant du CO2 et ensuite tués. La destruction des «vieilles» poules est onéreuse pour le producteur, environ un franc par animal. L’élimination de ces animaux est un vrai problème et on peut imaginer la manière dont sont gérés ces «déchets»! Et que deviennent les poussins mâles? Eux, ils sont tués immédiatement après l’éclosion, n’ont pas droit à la vie. Ils ne seront pas rentables. Appartenant à la race des poules pondeuses, ils n’auront pas «fabriqué» assez de chair sur leurs os pour finir dans une casserole. Donc, chaque année, environ 1,7 million de poussins mâles nouveau-nés sont éliminés. Pensez-y quand vous mangerez votre prochain œuf…
SW
Pas de transport d’animaux de boucherie à travers la SuisseMalgré des pressions de l’UE, le Conseil national n’a pas seulement accepté l’initiative parlementaire pour l’interdiction des transports d’animaux à travers la Suisse, il a même accepté que l’interdiction du transit par la Suisse soit ancrée dans la loi pour la protection des animaux. On attend encore l’accord du Conseil des Etats.
Expérimentation animaleLa Fondation Naef pour la recherche in vitro s’était fixé l’objectif d’initialiser à l’Université de Genève une chaire pour l’expérimentation sans animaux. Cet objectif est maintenant atteint, le financement est assuré. La ligue, conforme à ses engagements statutaires, est fière de participer à cette action et remercie Monsieur Naef de son engagement inlassable pour mener à bien son projet.
Végétarisme – Tuer un animal pour le manger est un crimeC’est ce qu’affirmaient sans ambages les livres sacrés de l’Inde au temps de sa grandeur spirituelle. La Bible, dans la Genèse, parle d’un Créateur stipulant pour nourriture fruits et herbage, pour tous les êtres vivants. Ceci donc excluait l’existence des carnivores. Libre à nous de croire ou de nous interroger quant à l’existence du carnivore humain ou animal. Alors devant des données qui ne cadrent pas, nous sommes un peu comme devant un puzzle incomplet, surtout parce qu’il y a une pièce à laquelle nous accordons trop peu d’importance. Il s’agit de ce verset de la Bible qui, juste avant l’arrivée du déluge, signale une époque de perversion si générale, que toute chair avait corrompu sa voie sur la terre. La durée de cet âge de corruption n’est pas précisée. Combien de siècles ou de millénaires dura-t-il? Et quelles furent ces perversions? Des artistes un peu bornés ont voulu peindre ce temps, ils l’ont réduit à une simple débauche sexuelle humaine, alors que nous ignorons combien d’aberrations ont appelé un déluge nécessaire pour restaurer la terre. Je me souviens d’un col de montagne à
1000 mètres d’altitude où les fossiles d’animaux marins pullulaient. Avec un ami, nous en ramassions des quantités. Quand on les tenait en main on était surpris par leur densité de plomb. Au toucher ils avaient quelque chose de sinistre, mais là où nous les ramassions, quand on levait les yeux, on apercevait une série de cimes de montagnes qui se découpaient radieuses dans le ciel bleu et les traces du déluge ne semblaient alors qu’un fâcheux contretemps sans suite, dans un grand amour. On peut imaginer que des humains aussi bien que des animaux commencèrent à se dévorer les uns les autres. Que des herbivores deviennent carnivores, cela semble très possible quand on sait qu’en Argentine, des porcs domestiques nourris avec des déchets d’animaux devinrent non seulement carnivores, mais prédateurs et attaquaient le bétail sur pieds. D’autre part, si les vestiges de nos plus anciens ancêtres soi-disant carnivores relevaient de cet âge troublé, ils ne représenteraient pas la morphologie initiale des ancêtres. Quand nous cherchons à comparer les nourritures végétariennes et carnées, la première semble avoir un charme étrange, un peu miraculeux du fait que les fruits sont issus d’une alliance entre l’astre de lumière et la terre qui nous porte. Les arbres semblent nous les offrir au bout de leurs branches, il y a générosité et aucune cruauté malsaine. Quand on songe à l’immense variété de fruits capables de satisfaire tous les goûts et besoins, on se demande quelle aberration a bien pu pousser les êtres à délaisser cette nourriture pour commencer à mâchouiller de la chair souillée de sang. Un autre livre de l’Inde, la Bhagavad Gita, enseigne que les hommes recherchent la nourriture accordée à leurs caractères, ainsi est-elle lourde et compliquée pour les esprits lourds et tortueux. Ensuite, si nous cherchons à comprendre ce qui motive les végétariens (je ne parle pas des marionnettes qui s’affichent végétariens par mode), mais de végétariens dans l’âme, car ce n’est pas du corps physique mais réellement de l’âme que vient cette répulsion horrifiée à la vue de viande sanguinolente. Placés devant le meurtre d’un animal, ces gens semblent motivés par un atavisme inexplicable qui les relie aux âges non pervertis. Cela fait que l’on trouve sur notre planète deux types d’humains que l’on classe ironiquement en «mangeurs de graines» ou «mangeurs de chiens». Il est dommage que ces groupes ne vivent pas en des pays distincts, car certains s’efforcent de recréer un paradis et les autres, insoucieux de parsemer la terre d’enfers pour animaux, s’envolent pour Foigras et s’écrasent en pandémie. Les végétariens sont-ils travaillés par une religiosité innée qui leur fait voir en toutes créatures une vie mystérieuse sur laquelle on n’a aucun droit? Peut-être approchons-nous ici d’une vérité, car les dogmes qui disent l’animal à disposition de l’homme, disent en même temps l’indigence de leur spiritualité. Reste alors et je ne l’ignore pas, qu’un verset biblique dit: «Dominez sur les animaux», verset qui est immédiatement suivi par l’injonction de la nourriture végétarienne. Malgré cette précision, des esprits obscurs n’ont pas hésité à y voir le droit de tuer, manger, expérimenter les animaux, esprits tellement obscurs qu’ils se sont permis d’abolir le «Tu ne tueras pas» si les uniformes diffèrent. Alors la terre est devenue ce qu’elle est. Les hommes n’ont pas su voir le jeu magnifique qu’était la création animale. Ils s’en sont privés puis l’on remplacée par des jouets mécaniques répandant le poison dans l’air et l’eau. Ils ont interprété le mot régnez par le mot détruisez. De nos jours un fragile retour vers une vision plus grande, plus saine s’amorce. Il se nomme végétarisme. Puisse-t-il réussir, afin que les humains soient plus heureux!
M. Despland
Allez-vous porter du lapin, du vison ou du renard cet hiver?Si vous ne voulez-pas devenir complice d’une cruauté aussi atroce que vaine, ne tombez pas dans le piège de l’industrie de la fourrure. Ouvrez bien l’œil en achetant un vêtement avec, ne serait-ce qu’une bordure en fourrure, car fourrure rime encore et toujours avec torture! Le sombre mois de novembre est celui du massacre dans les élevages intensifs d’animaux à fourrure. L’heure des cris, de la panique, de l’horreur des tenailles auxquelles il n’échapperont pas, de l’agonie et des dépouilles qui s’entassent, dans l’odeur du sang et de la mort. Cette odeur de mort reste collée à tout jamais à un vêtement de fourrure. Pourtant, chez nous, ce sombre mois de novembre est celui ou des femmes arrogantes en mal d’attention ressortent leurs fourrures et ne craignent pas de blesser celles et ceux – les enfants, par exemple – qui, sensibles aux souffrances endurées par les animaux dont les peaux sont ainsi exhibées, cherchent en vain à comprendre comment, dans une société qui se veut évoluée, un être humain peut se rendre complice de tant de cruauté! Avant de franchir le seuil d’un magasin de fourrure, chaque femme (ou homme) devrait impérativement visiter un de ces élevages de l’horreur. Ce qu’il faut savoir avant de se laisser leurrer par les fourreurs: – La production de fourrure n’a rien de naturel: oser parler de nature au sujet de ces malheureux animaux entassés dans de minuscules cages est outrageusement cynique. De plus, si l’on tient compte de la quantité d’énergie nécessaire à l’exploitation des élevages, de la pollution engendrée par ceux-ci et par le processus de tannage, les valeurs négatives dépassent nettement les taux engendrés par la fabrication ou le traitement d’autres matières. – Les photos prises par les protecteurs des animaux dans les élevages ne sont ni vieilles, ni toujours les mêmes. Si effectivement elles se ressemblent toutes, c’est bien parce que sur le terrain, les interminables rangées de cages exiguës ont toujours le même aspect. D’ailleurs, les fourreurs ont-ils eux-mêmes fourni d’autres photos en en indiquant la ¬provenance? Pendant des années, nous avons vainement demandé à un fourreur lausannois des adresses d’élevages respectueux des animaux... – Déguisée en «Label», la déclaration accompagnant la vente d’un vêtement en fourrure n’est que poudre aux yeux puisqu’elle ne donne aucune indication sur les condition dans lesquelles s’est effectué l’élevage (ou le piégeage) des animaux concernés. Forcément, elles sont invariablement désastreuses. – La suggestion même d’élevages «en plein air» respectueux des animaux est trompeuse car irréalisable matériellement pour des animaux à fourrure. En effet, dans la nature, toutes les espèces exploitées par l’industrie de la fourrure vivent en solitaires sur d’immenses territoires. Tenant compte de ces exigences, la loi suisse prescrit, pour les renards par exemple, un espace de 20 m2 par couple, avec aire de grattage (et il est bien connu que la loi ne demande qu’un minimum). Imaginez le terrain qu’il faudrait pour héberger des centaines, voire des milliers de ces animaux – en aucun cas une alternative aux petites cages au sol en grillage de fil de fer... – Ce n’est pas à cause des campagnes anti-fourrure que les peaux des renards roux tués en Suisse doivent presque toutes être détruites, mais bien parce que la clientèle des fourreurs réclame principalement du vison (qui représente env. 5/6
des animaux d’élevage), et si de renards il est question dans le domaine de la mode, c’est de renards bleus ou arctiques qu’il s’agit. Il est pourtant si simple d’arrêter cette immonde souffrance: ne plus porter les dépouilles des victimes.
CW
ANIMALS’ANGELSDans l’une de nos dernières éditions, nous vous avons présenté l’association «HIS, Help in suffering» et son engagement pour les chameaux en souffrance en Inde. Voici à présent «ANIMALS’ ANGELS». Fondée en 1998 par le couple de pasteurs Christa et Michael Blanke, cette organisation, basée à Francfort, a pour mot d’ordre: «nous sommes avec les animaux»! Avec les animaux sur leur chemin vers l’abattoir afin de documenter ce chemin de croix à travers les pays et les continents. Les inspectrices de l’organisation rapportent scrupuleusement ce qu’elles ont constaté aux marchés de bestiaux, lors de chargements ou déchargements, dans les ports, dans les abattoirs. Elles font suivre leurs observations aux autorités compétentes en la matière. Les inspectrices, toutes des personnes extrêmement motivées et hautement qualifiées, ne peuvent hélas pas sauver les animaux de leur mort certaine, une réalité très lourde à supporter. Mais elles sont avec eux, tout près d’eux. Elles les confortent, les soulagent et s’engagent pour que des animaux mourants soient rapidement mis à mort. L’objectif de ANIMALS’ANGELS est de faire cesser les transports interminables sur de longues distances des animaux de boucherie. Dans l’immédiat, leur but vise l’amélioration des conditions de transport, des conditions qu’elles exigent conformes aux réglementations en vigueur. La compétence de l’organisation est reconnue et respectée partout. Ainsi, dans plusieurs pays, ANIMALS’ANGELS a donné avec succès des cours aux policiers. Résultat: les infractions à la réglementation sont de plus en plus souvent condamnées et les coupables punis. Ces infractions concernent le nombre trop élevé d’animaux chargés, les défaillances des véhicules de transport, le dépassement des heures de transport admises, les documents manquants ou faux. Ce travail difficile et non sans danger demande de la détermination, du courage et de la diplomatie dans les contacts avec les chauffeurs, les vétérinaires, les autorités. L’engagement de l’organisation a été relayé à plusieurs reprises par les medias. Ainsi le sujet brûlant concernant les transports d’animaux vivants vers les abattoirs reste d’actualité. ANIMALS’ANGELS est financée exclusivement par des dons et des legs. En Suisse, l’organisation est représentée par la Fondation ANIMALS’ANGELS Schweiz. Les dons et legs sont déductibles des impôts.
ANIMALS’ANGELS à Iasi en RoumanieANIMALS’ANGELS Suisse est aux côtés des chevaux transportés. Depuis cette année, elles sont aussi aux côtés des chevaux qui transportent. Dans des conditions misérables, ces chevaux tirent de lourds fardiers surchargés. Après s’être informée sur place, Madame Blake a decidé de faire bénéficier ces chevaux de l’aide de
ANIMALS’ANGELS. Ainsi, les fers moyenâgeux, qui martyrisent les chevaux à chaque pas, sont remplacés par des fers corrects fabriqués en Allemagne De même, brides et mors défectueux sont échangés par un harnachement convenable. Les chevaux sont vermifugés, les blessures, souvent très graves, pansées, des médicaments nécessaires administrés. L’organisation de protection des animaux roumaine sur place, Clopotel, avec laquelle ANIMALS’ANGELS collabore, met avant tout l’accent sur l’éducation des propriétaires des animaux qui n’ont aucun égard pour eux; leurs chevaux sont obligés de
travailler sans répit, encore et encore, jusqu’à l’épuisement total. ANIMALS’
ANGELS veut élargir son programme. Pour ce faire, l’organisation a un urgent besoin de votre soutien financier.
SW
Banque Cantonale Bâloise
Numéro de compte: 42 165.525.59
IBAN: CH06 0077 0042 0165 525 59
ANIMALS’ANGELS
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www.animals-angels.de
Dès que le fardier s’arrête, le petit cheval s’effondre, totalement épuisé. Il a 200 km derrière lui et doit encore en parcourir 200. Il est battu pour qu’il se relève, il est battu pour qu’il marche. Il donne tout ce qu’il peut, mais sera dans tous les cas battu! Un jour, il ne se relèvera plus, malgré les coups. Peut-être que le propriétaire l’abandonnera tout simplement sur place ou le battra à mort... Il y a quelques minutes seulement, cette jument tirait encore le fardier. Puis, elle a donné naissance à son poulain. Une heure plus tard, elle sera de nouveau obligée de tirer le fardier.
«Quand nous avons vu pour la première fois ces chevaux, nous nous sommes sentis comme paralysés. Tant de chevaux avec des visages vides… Certes, ils vivent encore, ils travaillent encore. Mais à vrai dire, ils sont déjà morts, leur âme est partie, très loin. Je connais des chevaux vivants, et j’ai déjà vu des chevaux morts, mais jamais auparavant, je n’ai vu des chevaux morts vivants» York Dithfurth Responsable de AA pour la Roumanie
Et son petit, poulain si fragile encore, doit la suivre sur tout le long chemin (il a fallu l’intervention de Clopotel pour que cette heure de repos lui soit accordée...)
«Laisser faire la nature»?
Cet argument, fréquemment avancé par les opposants à la castration des chats – le plus souvent pour des raisons financières – exprime avant tout une lâcheté irresponsable face à l’immense misère des chatons naissant en surnombre. Que se passe-t-il dans la nature
réellement? Au cours de l’émission «Questions au vétérinaire» du dimanche 5 octobre dernier sur la RSR 1, le Dr med.vet Ann Parivs insistait bien sur le fait que ni les chats ayant élu domicile dans des fermes, ni les squatters de quartiers urbains jouissent de conditions de vie vraiment naturelles. La conséquence en est une surpopulation de chatons qui, à leur tour, se reproduisent très rapidement (une petite chatte, encore adolescente, peut procréer à partir de l’âge de 7 mois). Or seul un nombre limité de tous ces chatons «à donner contre bons soins» trouve un foyer accueillant, et nombreux sont ceux qui, tôt ou tard, finissent misérablement à la rue. Contrairement à certaines idées préconçues, la castration des mâles et la stérilisation des femelles n’altèrent nullement la personnalité de l’individu félin, ni n’affectent ses instincts de chasseur. Chez les deux sexes, l’instinct de reproduction demande énormément d’énergie et représente surtout un grand stress, car la seule fin de leurs efforts est la procréation et la survie de l’espèce. Après la castration, les hormones sexuelles disparaissent et cet instinct avec elles. Par ailleurs, l’expérience de la maternité n’apporte aucun bénéfice à l’équilibre psychique des chattes. Tout au contraire, la stérilisation avant les premières chaleurs minimisera chez elles les problèmes de
kystes des ovaires ainsi que d’inflammations utérines, et permettra de réduire considérablement la fréquence des tumeurs mammaires. Quelqu’un nous a reproché de ne pas «demander leur avis aux chats», alors qu’il suffit de voir toute la misère des félins abandonnés pour comprendre. En observant l’insouciance et le bonheur de nos jeunes adultes castrés, pétillants de joie de vivre, il nous semble bien que ce retour au naturel serait une plus grande source de mal-être pour eux que de les stériliser à la puberté. La nouvelle loi l’exige En effet, la nouvelle loi sur la Protection des Animaux, entrée en vigueur le 1er septembre 2008, exige que les détenteurs d’animaux prennent les mesures nécessaires afin d’empêcher une reproduction excessive de leurs animaux. Toute personne nourrissant ou offrant un abri à un animal est considérée comme son détenteur – depuis que les animaux ne sont légalement plus des choses, ils jouissent heureusement d’une protection légale.
Les animaux ne sont pas des cadeaux de NoëlSi obstinée que soit la requête d’un enfant, si craquant le regard d’un chaton, un animal n’est pas un cadeau de Noël! La décision de partager sa vie avec un minon, ou tout autre animal, implique la disposition à s’engager affectivement et financièrement dans une relation solide à longue échéance – jusqu’à vingt ans dans le cas de l’adoption d’un chaton. Des années de bonheur et de complicité, certes, mais de responsabilité aussi, à répondre à ses attentes et à lui assurer beaucoup de tendresse dans un cadre de vie adapté aux exigences de son espèce.
Casper Après dix ans de bonheur dans un foyer «au cœur et au jardin ouverts», sa vie a basculé, transformée en un véritable cauchemar lorsque sa famille a déménagé dans un appartement à l’étage. Finis les beaux jours, la liberté, les plaisirs quotidiens. Bien sûr, la porte de l’appartement lui était souvent ouverte afin qu’il puisse descendre par l’escalier. Mais comme, forcément, il n’y avait pas toujours quelqu’un au moment de rentrer, il allait chercher refuge chez les voisins d’en-dessous – ce qui ne plaisait guère à ceux-ci, ni a leurs chats. Les minets malmenèrent rudement Casper, et les voisins allèrent se plaindre auprès de sa famille. Casper est donc arrivé chez nous. Il est de caractère très doux et tranquille et ne demande qu’à rendre heureuse la famille qui l’accueillera avec tendresse. Tout comme lui, Mimi, Tingrouni, Simba, Funky, Piano, Clownette, Léo, Câline, Charlotte avec Zoé et Zorro, Titi, Ananas et Coco, Quat’Sous, Gribouille, Bagui, Bolide, Mistouflet, Patch, Pongo, Gwendolyn, Princesse, Printemps, Crapule, Romanov, Capucine, Basile, Björn et Sven, Caramel, Grisou et d’autres qui préfèrent l’anonymat, rêvent d’avoir leur propre famille, rien qu’à eux, où ils pourraient trouver le bonheur parfait…
CW
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