Vous en rencontrerez dans des pays comme la Grèce, pauvres créatures mal soignées, surmenées, surchargées, exploitées dans l'agriculture et par l'industrie du tourisme. Les fameux ânes de Santorini, par exemple, durant toute la saison touristique, qui attendent tristement en plein soleil de porter les visiteurs sur leur pauvre dos. Des femmes et des hommes bien nourris ne se gênent pas de hisser leur graisse chaude sur ces animaux d'une patience et docilité au-delà du possible. Ces ânes qui ne connaissent ni la gentillesse ni la gratitude, âgés et exténués, dont les pauvres corps sont encore négociés au comptant quand ils sont vendus comme viande de boucherie, convoyés des centaines de kilomètres plus loin, vers un abattoir à l'étranger.

Ne vous faites pas complices de cette maltraitance: quand les touristes déserteront cette attraction, les ânes esclaves disparaîtront.
Misère aussi pour les ânes dans l'agriculture, comme sur l'île de Corfou: après avoir leur vie durant porté leur propriétaire sur leur dos, chargés de ses olives, de son bois, de ses fruits, quand ils tombent malades, blessés ou vieux, aucune compassion ne leur est témoignée: c'est l'abattoir qui les attend - s'ils ne sont pas tout simplement abandonnés à leur agonie quelque part sur la route.
L'organisation allemande «Animals-Angels» dont le champ d'action est en principe la surveillance des transports internationaux d'animaux de boucherie, lutte avec beaucoup de courage pour que les ânes ne soient plus acheminés sur de longues distances, vers des abattoirs étrangers ; l'association gère ainsi un «EMS» pour ces vieux ânes où leur sont prodigués les soins et la tendresse auxquels ils ont droit, pour quelques dernières années sans servitude.
Si le sort des ânes, en Grèce ou ailleurs, vous touche, faites un don à l'organisation mentionnée. Les animaux et leurs anges gardiens vous en sont par avance très reconnaissants.
S.W.
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