|
Afin de bannir le commerce de ces peaux de chagrin, d’où qu’elles proviennent, l’association contre les usines d’animaux lançait en 2003 l’initiative fédérale «contre l’importation de la fourrure».
Par la diffusion de ses périodiques dans les ménages suisses, plus d’un million de listes furent distribuées et quelques associations amies – dont la Ligue vaudoise contre la vivisection – acceptèrent d’insérer l’initiative à leurs publications respectives.
Mais 60'000 signatures seulement furent recueillies alors que 100'000 auraient été nécessaires. A ceux qui se sont donné la peine: merci. Mais de toute évidence, séparer l’initiative du journal, signer de son nom, coller un timbre et glisser l’enveloppe dans la boîte aux lettres, semble avoir été au-dessus des forces de nos concitoyens.
C’est avec beaucoup d’amertume et une très grande tristesse que nous constatons que ce public qui se déclare si choqué quand confronté momentanément à la réalité de la souffrance animale, a été finalement trop indifférent pour accomplir ce petit geste de solidarité avec les animaux.
Susanne Wachtl, membre du comité d’initiative
|